Spectateurs et personnages sont enfermés dans un même lieu secret, où des spécialistes du décryptage écoutent toutes les conversations que s’échangent les téléphones et les ordinateurs de ce monde. Une voix émerge, proclamant la venue du « temps hoquetant » et appelant « par ici les parricides ». Est-elle liée à l’attentat terroriste imminent qui menace huit grandes villes? Et le suicide de l’un des espions de l’État indique-t-il une piste à suivre? Dernier volet du quatuor
Le sang des promesses de Wajdi Mouawad,
Ciels en est aussi le contrepoint. Si
Littoral,
Incendies et
Forêts nous entraînent dans les dédales du passé où les mythes anciens éclairent la quête des personnages,
Ciels nous plonge dans un présent qui ne cesse de se répéter à toute vitesse, comme un CD accroché. L’auteur-metteur en scène nous confine dans un microcosme et, à travers un suspense haletant porté par des acteurs continuellement sur la ligne du risque, nous fait prendre conscience de l’impuissance profonde qui nous habite face aux violences et aux catastrophes que nous avons enfantées.
«
Ciels conclut en beauté la tétralogie du
Sang des promesses. […] Du grand écart et du grand art. »
Philippe Chevilley, Les Échos, mars 2010
« Mouawad crée un nouveau théâtre qui dit la résistance, la beauté, la poésie, dénonce la barbarie et combat le poids des fantômes d’hier. Salué par de longs applaudissements. »
Ouest-France, 2009
« Son théâtre est formidable, plein de vie, d’élan, de force. Samedi soir, les festivaliers lui ont offert un triomphe. »
La Provence, 2009
« C’est sur une gigantesque ovation rythmée d’une multitude de rappels que s’est terminée samedi soir à Avignon la première mondiale de Ciels […]. Le texte de Mouawad est comme à l’habitude riche en foisonnements divers et réussit à nous interpeller de violente et troublante façon. »
Le Devoir, 2009
«
Ciels, c’est à la fois une œuvre emblématique de la démarche de Wajdi Mouawad et un renouvellement (…) La poésie de Mouawad est plus souveraine que jamais et le jeu de Stanislas Nordey, dans la peau du plus incandescent des espions, fascine, emporte, happe. »
Voir, 2009
« Il y a de l’humour, des phrases lapidaires, des clichés bien assumés, des déchirements […] Ici, la poésie n’est pas un baume sur les malheurs humains, elle est une force vive, un outil, une beauté virulente qui attend son heure et frappe. »
Le Soleil, 2009