LE SANG DES PROMESSES
De quoi sommes-nous les héritiers ? Quelles sont les forces jaillies du passé qui déterminent malgré nous nos pensées et nos actes ? Quelles sont ces anciennes promesses qui nous emprisonnent ou nous libèrent ? À travers un théâtre-fleuve d’un lyrisme éperdu porté par des acteurs d’exception, trois fois Wajdi Mouawad nous entraîne des ténèbres à la clarté. Wilfrid de
Littoral, Jeanne et Simon d’
Incendies et Loup de
Forêts émergent à peine de l’adolescence pour se retrouver, chacun selon son destin, face aux forces terribles – guerres, exils, idéologies perverties, déshumanisation – qui façonnent notre siècle et nos vies. Cousus avec les lambeaux d’une Histoire désagrégée, ces trois récits épiques claquent comme les oriflammes d’une jeunesse qui refuse la mort qu’on lui impose, puisant leur force d’envoûtement dans les mythes anciens que l’auteur a su retrouver sous le fatras informe du babil informatique et de l’information continue. Cette immense saga théâtrale se déploie enfin à Montréal, pour une seule représentation. Événementiel !
« Un des rares créateurs aptes à donner le goût du théâtre aux nouvelles générations. »
Brigitte Salino, Le Monde, 10 juillet 2009
« Une salle n’en finissant pas d’applaudir, bien réveillée par cette nuit magique. Un triomphe comme le festival n’en avait pas connu depuis bien des étés et qui signe la réconciliation profonde de la manifestation avec un théâtre d’art, un théâtre de textes qui éclairent le monde. »
Armelle Héliot, Le Figaro, France, juillet 2009
« […] ce qui frappe, c'est la cohérence de ce cycle que Mouawad a appelé Le sang des promesses. On en avait déjà pris conscience, mais assister aux trois pièces, l'une derrière l'autre, permet de goûter à toutes les obsessions du créateur, à ses révoltes, à ses angoisses, à ses espoirs, en somme à sa foi, qui est aussi la nôtre.»
Christian St-Pierre, Voir, Montréal, juillet 2009
« Nuit magique inaugurant Avignon 2009 parce que nuit de bruit et de fureur racontée par un garçon aussi intelligent que voyant […] Contre la normalisation aseptisée des sciences humaines, le théâtre de Wajdi Mouawad donne à voir l’absolue victoire des mots. Courez-y. »
André Bercoff, France Soir, juillet 2009
« C’est un moment unique dans la vie d’un amateur de théâtre.[…] Quand la foule se lève dans un même élan pour applaudir à tout rompre la troupe héroïque qui les a fait rire, frémir et rêver onze heures durant. […] Le sang des promesses est entré dans la légende d’Avignon. »
Philippe Chevilley, Les Échos, 13 juillet 2009
« C’est par une sorte d’interminable délire d’applaudissements, de bravos, de cris et de larmes moins que plus contenues que s’est terminée, hier matin vers 7h30, la trilogie de Wajdi Mouawad […] Une sorte d’épopée, de bombardement intensif dont il était difficile de sortir indemne. […] Au final, cette trilogie a laissé le public d’Avignon sonné par la force du verbe et par l’invention et l’audace de la mise en scène de Wajdi Mouawad, tout autant que par la force habitant ses équipes de comédiens. »
Michel Bélair, Le Devoir, 10 juillet 2009