Frédérick Gravel est entré dans l’œil du grand public en 2008 en chorégraphiant
Mutantès pour le chanteur Pierre Lapointe après avoir chorégraphié le spectacle des Moquettes Coquettes. Cofondateur du collectif chorégraphique
La 2e Porte à Gauche, qui travaille
in situ, il est bien connu des scènes underground de Montréal. Avec son irrévérence chronique, Gravel propose une danse pas snob, qui porte avec désinvolture plusieurs couches d’intelligence sans se prendre la tête. Ses chorégraphies sont des patchworks de numéros, des concerts
best of déconstruits où il s’amuse à dénuder les ressorts de la machine théâtre et de la machine émotive. Il se moque, timide et narquois, de son propre discours sur l’art. Premier ou troisième degré, c’est de la danse pour tous. Ses pièces parlent des inévitables échecs, de la répétition des ratages relationnels. « C’est pas que je suis pessimiste
, dit Gravel,
mais ça fait de la belle danse
. »
« Verra-t-on un jour GravelWorks en Belgique ? On peut le souhaiter, tant l’œuvre du jeune chorégraphe […] possède d’énergie, de conscience, de spontanéité, et de formidable force musicale. »
Marie Baudet, La Libre Belgique, juin 2009
« À noter : la remarquable « section neuve » du spectacle : le goût de la dérision de Gravel cède sa place à des forces désespérément bestiales dans l'ébauche de son prochain spectacle. C'est à suivre… »
Nathalie de Han, Dfdanse, mai 2009
« … une signature originale faite d'intelligence et de désinvolture »
Fabienne Cabado, Voir, octobre 2008
« Avec ironie, il se fait le porte-parole de la crise de l'art contemporain. S'il continue dans cette direction, pleine de groove, il pourrait bien trouver des pistes de solution »
Lili Marin, Le Devoir, octobre 2008
« … vous risquez de vous faire happer par l'inimitable Frédérick Gravel »
Stéphanie Brody, La Presse, septembre 2008
« Il y a du sublime dans la danse, et celle de Gravel en particulier. »
Katya Montaignac, Jeu, décembre 2006
« Frédérick Gravel est sans aucun doute l'une des figures artistiques les plus prometteuses de sa génération, car il sait concilier corps et pensée, arts et société. »
Normand Marcy, Voir, juin 2003
« Frédérick Gravel… un homme à surveiller »
François Dufort, Ici, décembre 2002