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29 janvier 2004 - Available in french - La Société de la Place des Arts satisfaite de la décision de la cour suprême

Montréal, le 29 janvier 2004 – La Place des Arts est satisfaite du jugement de la Cour suprême qui a reconnu qu’elle n’avait pas contrevenu aux mesures anti-briseurs de grève et qu’elle n’avait pas utilisé de briseurs de grève et, en conséquence, a annulé l’injonction qui interdisait à ses locataires d’embaucher leurs propres techniciens.

Dans ce jugement, le plus haut tribunal du pays a statué que la Place des Arts « est habilitée en droit québécois à cesser ses activités, en tout ou en partie ». La Cour suprême a reconnu que « le nouveau modèle d’entreprise simplifié adopté par la SPA (Société de la Place des Arts) correspondait à une pratique de l’industrie, où les producteurs comme les locataires embauchent leurs propres techniciens de scène plutôt que de s’en remettre à ceux que leur fournissent leurs locateurs.»

Au cours des prochains jours, la Société de la Place des Arts étudiera, à la lumière de ce jugement, les meilleurs moyens pour assurer une organisation souple et adaptée aux arts de la scène des années 2000, et ce pour le bénéfice des producteurs, des créateurs, de la communauté artistique et des spectateurs.

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Renseignements

Danielle Saint-Denis

Directrice, Communications et marketing

T : (514) 285-4273

 

FICHE D’INFORMATION

 

Chronologie des événements relativement au conflit de travail à la Place des Arts

·         28 février 1999 : La convention collective liant la Société de la Place des Arts à l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et des opérateurs de machines de vues animées des États-Unis et du Canada (IATSE, section locale 56) prend fin.

·         22 juin 1999 : L’IATSE déclenche la grève.

·         Été 1999 : Les cadres de la Place des Arts prennent la relève des grévistes et effectuent les travaux techniques nécessaires à la tenue des grands événements sur l’esplanade tels que le Festival de Jazz, les FrancoFolies et le Festival des films du monde. Les événements en salle sont déplacés vers d’autres théâtres.

·         8 novembre 1999 : Le conseil d’administration de la Place des Arts prend la décision d’affaires de ne plus offrir les services de techniciens de scène à ses locataires producteurs.

·         Décembre 1999 : À la suite de la décision du 8 novembre, l’IATSE soumet plusieurs plaintes au Tribunal du Travail, invoquant les dispositions anti-briseurs de grève de l’article 109 du Code du travail

Au même moment, l’IATSE dépose à la Cour supérieure une demande d’injonction interlocutoire et une autre demande d’injonction permanente visant à interdire à la Place des Arts la possibilité de laisser à ses locataires producteurs le soin d’organiser leurs services techniques selon leurs besoins.

·         22 mars 2000 : Le Tribunal du travail déclare la Place des Arts coupable d’avoir utilisé des briseurs de grève depuis le 11 novembre 1999. La Place des Arts porte ce jugement en appel devant la Cour supérieure du Québec.

·         25 janvier 2001 : La Cour supérieure accueille la demande d’injonction permanente de l’IATSE et ordonne à la Place des Arts de cesser d’utiliser les services d’autres personnes que ses cadres pour effectuer le travail des techniciens.

·         31 janvier 2001 : Le gouvernement du Québec nomme Me Michel Décary comme médiateur. La Place des Arts et le syndicat conviennent d’une trêve et les techniciens reprennent le travail, sans convention collective ni protocole.

·         28 février 2001 : Me Décary présente aux parties un rapport intérimaire faisant état de ses recommandations quant au contenu d’une nouvelle convention collective. Tant la Place des Arts que l’IATSE souscrivent aux principes énoncés par le médiateur.

·         Mai 2001 : Me Michel Décary dépose son rapport final. Le conseil d’administration de la Place des Arts accepte comme un tout indivisible ses recommandations, alors que l’IATSE les rejette.

·         24 août 2001 : Le commissaire du travail Michel Marchand conclut que les techniciens ont fait l’objet d’un congédiement illégal le 11 novembre 1999 et ordonne leur réintégration. Cette décision est portée en appel par la Place des Arts.

·         11 octobre 2001 : La Cour d’appel du Québec maintient l’injonction émise le 25 janvier 2001 par le juge Normand, juge de première instance. Le jugement de la Cour n’est toutefois pas unanime : la juge Louise Mailhot estime que la Cour aurait dû accueillir favorablement l’appel de la Place des Arts.

·         20 novembre 2001 : La Place des Arts porte en appel devant la Cour suprême du Canada la décision partagée de la Cour d’appel du Québec.

·         12 juin 2003 : Auditions de la cause devant la Cour suprême du Canada.

·          29 janvier 2004 : La Cour suprême rend sa décision, annulant l’injonction qui interdisait aux  locataires de la Place des Arts d’embaucher leurs propres techniciens.