Une soirée-rétrospective
consacrée à huit artistes phares de la danse
contemporaine
Présentée dans le cadre de
la Série Cinquième Salle à la Place des
Arts
Montréal, le 10 avril 2008 – Pour sa
première visite à Montréal dans le cadre
d’une tournée qui l’amène aussi à
Québec et à Ottawa, le Ballet de
Lorraine nous propose un voyage singulier dans
l’histoire de la danse moderne et contemporaine, associant un
florilège d’œuvres de référence et
créations récentes. La nuit des
interprètes est formée de courtes
pièces intégrales signées par des
chorégraphes contemporains phares tels que Françoise
Sullivan, Meredith Monk, Jean-Pierre Perreault, Paul-André
Fortier, Dominique Bagouet, Mathilde Monnier/Jean-François
Duroure et Russell Maliphant. Cette véritable leçon
de danse est à découvrir à la
Cinquième salle de la Place des Arts
du 30 avril au 3 mai à 20 h.
Créé à Nancy en 1978, le Centre
Chorégraphique National – Ballet de Lorraine est
l’une des premières compagnies de créations et
de pièces de répertoire en France. Sous
l’impulsion de son directeur artistique Didier Deschamps, la
troupe d’une trentaine de danseurs de formation classique
crée trois ou quatre nouveaux programmes chaque saison,
où œuvres du répertoire, tant classique que
contemporain et nouvelles créations sont mises en
perspective, illustrant l’extraordinaire richesse de la
danse. Le Ballet de Lorraine se produit aux quatre coins de la
France et dans de nombreux pays étrangers. Chaque saison, il
reconduit sa fameuse Nuit des
Interprètes, conçue pour mettre en
valeur les langages et démarches des créateurs
d’hier et d’aujourd’hui.
Du Refus global au courant contemporain français, en
passant par la danse postmoderne américaine, La
nuit des interprètes offre au public
l’occasion d’enrichir sa réflexion sur la danse.
Diversité et éclectisme sont les maîtres mots
de cette soirée haute en couleur, qui accorde une large
place à la création chorégraphique
québécoise. Artiste unique aux multiples facettes,
cosignataire en 1948 du Refus global,
Françoise Sullivan présente deux
solos exceptionnels : Black and Tan et
Dédale, créés le 3 avril 1948
à la Maison Ross lors de l’un des premiers
événements de danse moderne au Québec,
organisé par Sullivan et Jeanne Renaud. Figure marquante de
la danse canadienne, maître de l’espace, le
créateur de Joe, Jean-Pierre
Perreault (décédé en 2002) a
confirmé une fois de plus, avec Les ombres dans ta
tête (1996), sa grande maîtrise de la
chorégraphie. Quant à Paul-André
Fortier, qui fête un double anniversaire, ses 60 ans
et trente années de création chorégraphique,
il nous offre -– 200, une commande du Ballet
de Lorraine, présentée en première mondiale
à Montréal.
On pourra en outre découvrir Break (1964) de
Meredith Monk, artiste américaine
associée à la Judson Church, véritable creuset
d’expérimentations artistiques au début des
années 1960 réunissant danseurs, plasticiens et
musiciens. « Mon but : créer un art qui abolit
les frontières entre les disciplines », affirmait
Monk.
La nuit des interprètes
présente également deux œuvres de
chorégraphes emblématiques de l’effervescence
de la nouvelle danse française des années 1980 :
Une danse blanche avec Éliane (1980), œuvre
pour un danseur et un accordéoniste de Dominique
Bagouet, chorégraphe essentiel de cette
période, découvert à Montréal en 1989
avec Le saut de l’ange et
décédé prématurément en 1992 ;
et Mama, Monday, Sunday or Always (1986), un quatuor sur
des musiques de Bernard Herrmann et Kurt Weill, signé
Malthide Monnier et Jean-François
Duroure. Un duo-culte à l’époque,
chorégraphes totalement dans l’air du temps, tous deux
engagés par la suite dans des voies différentes.
« Des couples ambigus, en vestes d’homme et en
jupes bouillonnantes se cherchent, s’affrontent,
s’aiment et se déchirent dans une course
effrénée. C’est plein d’humour et
d’invention. » L’Est
républicain.
Dans le solo Two (1998), le Britannique Russell
Maliphant, Prix du public au 10e Festival international de
nouvelle danse à Montréal en 2001, qu’on a pu
voir également à Danse Danse la saison
dernière, met en scène une danseuse
emprisonnée dans une boîte de lumière,
remarquable fusion entre musique, mouvement et lumière. Une
danse lumineuse, une gestuelle en résonance avec son
époque.
À Montréal, ce spectacle est
présenté dans le cadre de la série
Cinquième Salle, du 30 avril au 3 mai. Une rencontre avec le
public aura lieu le jeudi 1er mai à
l’issue de la représentation. Les billets sont
à 18 $, étudiants 15 $ (taxes et redevance incluses).
Une occasion à ne pas manquer ! Le Ballet de Lorraine sera
également le 26 avril à la Rotonde à
Québec et les 8, 9, 10 mai au Centre national des Arts
à Ottawa.
La Nuit des interprètes
Centre Chorégraphique National – Ballet de
Lorraine
du 30 avril au 3 mai 2008, 20h
Cinquième Salle, Place des Arts,
175, rue Sainte-Catherine Ouest
Billetterie de la Place des Arts
514-842-2112 ou 1-866-842-2112
www.laplacedesarts.com
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Relations de presse :
Communications Papineau-Couture
Julie Delorme
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