Montréal, le 5 juin 2007 – Cette
saison, Francis Montillaud, lauréat de la sixième
édition du concours Œuvre d’art
éphémère, organisé par la Place
des Arts, invite le public à Se mettre au
vert, aux abords du bassin de l’Esplanade. Ce
concept rafraîchissant est né du désir de
l’artiste de transposer le climat paisible de la nature en
plein centre-ville de Montréal, de créer une oasis de
paix au cœur d’un quartier en constante agitation.
Chaque année, un créateur,
sélectionné par un comité, se voit confier le
mandat d’installer dans le bassin de l’Esplanade une
œuvre qui vivra l’espace d’un été.
Marie Lavigne, directrice générale de la Place des
Arts et instauratrice du concours Œuvre d’art
éphémère, rappelle que ce concours
« a pour mission d’offrir une importante
visibilité à un artiste du domaine des arts visuels
dans un des lieux les plus fréquentés de la
métropole. En effet, chaque année, ce sont quelque
trois millions de personnes qui défilent sur
l’Esplanade. Le gros de cette fréquentation est
enregistrée durant l’été, saison des
festivals, dont les événements majeurs se tiennent
justement sur l’Esplanade. Avec l’Œuvre
d’art éphémère, la Place des Arts,
offre au public l’occasion d’être en contact avec
des œuvres dans un environnement urbain. »
Pour Francis Montillaud, Se mettre au vert est une
intervention à saveur environnementale dont la palette,
justement verte, contrastera avec le formalisme du béton
avoisinant. « Je propose cette installation en guise
d’hommage à la nature, aux loisirs et à la
détente afin d’offrir une pause et un moment de
réflexion aux citadins qui gravitent, à un rythme
effréné, autour de cette place publique. » Pour
ce faire, l’artiste met en scène, à la
manière d’un décor de théâtre, un
arrangement de calques aux couleurs vives qui s’agencent avec
le plan d’eau. La superposition de ces calques forme un
magnifique paysage complété par une gigantesque
fleur. Des silhouettes humaines, dont un golfeur, s’ajoutent
à l’ensemble.
L’installation repose sur la technique du
trompe-l’œil : de loin, le spectateur contemple un
paysage harmonieux. De près, il a l’impression que les
objets se déplacent. La perspective varie donc en fonction
de la position du spectateur par rapport à
l’œuvre.
Les différents éléments qui composent
l’installation sont faits d’acier et de bois, des
matériaux empruntés au paysage urbain, afin de
marquer la complexité grandissante des rapports entre
l’urbanisme et les préoccupations environnementales.
La fragilité de la nature est soulignée en la
reproduisant dans un milieu qui lui est de plus en plus
hostile.
NOTES BIOGRAPHIQUES
Depuis quelques années, Francis Montillaud a une
pratique qui favorise l’installation vidéo. Son
travail est montré principalement au Québec ainsi
qu’à l’étranger. En mars 2006, il a
présenté Helioplage aux Abattoirs de
Toulouse. Il a participé à plusieurs
événements dont la Manifestation internationale
d’art de Québec en 2005 et la 6e Biennale
de Champ Libre en 2004. Il est aussi actif dans le milieu du
théâtre. Montillaud a réalisé la
conception vidéo de la pièce Ailleurs de
Kevin McCoy. Diplômé de l’Université
Laval en arts plastiques, il vit à Montréal et
travaille à Québec et à Montréal.
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Source :
Marie-Josée Poisson
Conseillère aux communications, rédactrice en chef
du Magazine de la Place des Arts
514-285-4390 mjpoisson@pda.qc.ca