Montréal, le 17 avril 2007 – Lors de la
conférence de presse présentant la programmation de
l’édition 2007 de Pas de danse, pas de vie !, la Place
des Arts, partenaire principal de l’événement,
a fait l’annonce des nouveaux artistes en résidence
à la Cinquième Salle. Il s’agit d’Anne
Plamondon et de Victor Quijada, qui codirigent la compagnie
Rubberbandance. Le tandem succède à Paul-André
Fortier, qui fut le premier chorégraphe en résidence
à la Cinquième Salle.
Michel Gagnon, directeur de la programmation de la Place des
Arts, a expliqué que la candidature de Rubberbandance a vite
fait l’unanimité. « La Cinquième Salle
est désormais reconnue comme lieu de création, comme
un espace à la frontière de l’avant-garde
artistique. C’est sur ce positionnement que s’appuie
notre choix d’Anne Plamondon et de Victor Quijada. Leur
démarche créative les place à la
croisée des tendances et leur travail réussit
à fusionner plusieurs genres stylistiques, qu’il
s’agisse de hip hop ou de danse contemporaine, de ballet
classique ou moderne, tout en repoussant les limites de
l’expression physique.» Cette résidence sera
d’une durée de deux ans. Elle couvrira donc les
saisons 2007-2008 et 2008-2009.
Du 26 au 29 mars 2008, Rubberbandance offrira un collage
d’œuvres de leur répertoire. Au cours de sa
deuxième année de résidence, la compagnie
présentera en première, à la Cinquième
Salle, une nouvelle œuvre. Inspirée des structures
cinématographique et littéraire, cette pièce
reposera sur des personnages et des intrigues qui
s’entrecroiseront. Des prémisses ancrées dans
la modernité président à la réflexion
des créateurs : la perte de temps et de soi engendrée
par les médias et les nouveaux médias, le vocabulaire
du corps sous l’influence des danses de rue et
l’univers de personnages reliés entre eux sans les
contraintes de la chronologie.
Pour le chorégraphe Victor Quijada « la fusion du
ballet contemporain et du break dance est également fertile
pour l’exploration des rapports humains ». Il se
concentre principalement sur les constructions mentales, les
modèles comportementaux et les conflits émotionnels.
Stimulé par la fraîcheur des manières de la rue
et riche d’une compréhension aiguë de la mise en
scène théâtrale, son travail exploite la
violence, la tendresse, la comédie et la
tragédie.
La Place des Arts tient ici à rendre hommage à
Paul-André Fortier, premier chorégraphe en
résidence à la Cinquième Salle. Marie Lavigne,
directrice générale, souligne « qu’il a
su, au cours des trois dernières années,
s’acquitter, avec tout le talent qu’on lui
connaît comme danseur et chorégraphe, mais aussi comme
pédagogue et animateur, de la mission de renouvellement de
public et d’animation qui lui avait été
confiée ». Il a pris part aux Journées de la
culture, instauré des événements
danse-multimédias inédits pour la Nuit blanche du
Festival Montréal en Lumière, organisé des
entretiens avec les plus grands chorégraphes
québécois contemporains. Il a su profiter des espaces
et des moyens mis à sa disposition par la Place des Arts
pour travailler à sa nouvelle création. Ceci lui aura
permis de présenter en première
montréalaise Lumière et le Solo 1 X 60.
C’est à la Place des Arts qu’il a
peaufiné le Solo 30 X 30, une performance qui relève
de l’exploit chorégraphique : pendant 30 jours, 30
minutes par jour dans cinq villes du monde et dans toutes les
conditions climatiques, il a présenté cette
œuvre unique en son genre.
La Place des Arts remercie Paul-André Fortier pour son
apport exceptionnel au développement de la Cinquième
Salle et souhaite à Anne Plamondon et Victor Quijada le
meilleur des succès à l’aube de leur
résidence.
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Source : Marie-Josée Poisson
Conseillère aux communications
et rédactrice en chef du Magazine de la Place des Arts
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