Né à Montréal en 1907,
a joué un rôle de premier plan dans le Québec
moderne, rôle qui lui a valu d’être
surnommé le père de la Révolution tranquille.
Avocat, il exerce sa profession à Joliette avant de se
lancer en politique. Élu pour la première fois
député libéral de
Joliette-L’Assomption-Montcalm à la Chambre des
communes en 1945, il devient par la suite actif en politique
provinciale. Il est chef du Parti libéral du Québec
de 1950 à 1958. Élu député
libéral dans Montréal-Outremont, il devient chef de
l’Opposition officielle à compter de 1953.
En 1959, il rédige un essai intitulé
Pour une
politique, document qui devient à la fois le programme
électoral du Parti libéral du Québec en 1960,
et feuille de route de l’équipe de Jean Lesage et de
la Révolution tranquille. Dans le Cabinet Lesage, il est
Procureur général (1960-1963) et vice-premier
ministre (1960-1964). En 1961, il devient le premier titulaire du
ministère des Affaires culturelles du Québec, le
premier en Amérique et l’un des premiers au
monde.
Parmi ses réalisations, on compte la création, en
1961, de l’Office de la langue française et de la
Délégation générale du Québec
à Paris. Il se retire de la scène politique en
1966. En 1997, le gouvernement du Québec crée,
dans le cadre des Prix du Québec, le Prix
Georges-Émile-Lapalme qui est accordé depuis à
une personne ayant contribué de façon exceptionnelle,
tout au cours de sa carrière, à la qualité et
au rayonnement de la langue française au
Québec.
Il est décédé en février 1985.